Matériel enregistré par quelqu’un d’autre

Où, quand, et est-ce bien ce que cela prétend être

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Une vidéo d’une frappe est une affirmation concernant un lieu, un moment et une cause. Chacun de ces trois éléments est vérifié séparément, et une vidéo qui échoue à l’un de ces contrôles ne constitue pas un élément de preuve plus faible — il s’agit d’un événement différent.

Préservez avant d’analyser.

  • Capturez la première occurrence que vous pouvez trouver, et non la copie qui vous est parvenue. Les republications sont réencodées, recadrées et légendées par des personnes qui n’étaient pas présentes.
  • Conservez le fichier original intact, enregistrez-en l’empreinte cryptographique et travaillez sur une copie. Un fichier que vous avez recadré ou amélioré est votre travail, pas celui de la source.
  • Notez où vous l’avez obtenu, l’heure exacte à laquelle vous l’avez récupéré et le compte qui l’a publié. Les éléments disparaissent ; la trace de la récupération est ce qui subsiste après une suppression.

Où. Géolocalisez à partir d’images indépendantes : la forme d’une ligne de toiture, la position d’un mât, le marquage routier, le motif d’une clôture. Un bâtiment correspondant est une coïncidence ; trois éléments fixes qui entretiennent les bonnes relations entre eux indiquent un lieu.

Quand. Déterminez la chronologie : direction et longueur des ombres, conditions météorologiques pouvant être vérifiées à partir d’archives, constructions apparues ou disparues entre des dates connues, végétation. L’heure de mise en ligne est la date la plus tardive à laquelle la vidéo peut avoir été filmée, et rien de plus.

Les métadonnées aident et ne prouvent rien. Elles sont très faciles à supprimer et très faciles à falsifier, la plupart des plateformes les retirent lors de la mise en ligne, et leur absence ne dit absolument rien sur l’authenticité.

Ce qui est effectivement montré. Distinguez ce qui est visible de ce qui est affirmé à son sujet. Les dégâts sont visibles ; la munition qui les a causés ne l’est généralement pas, et l’identité de la personne qui a tiré ne l’est presque jamais.

Ne donnez pas plus de portée à ce que vous n’avez pas vérifié. Répéter un lieu erroné pour une frappe n’est pas une petite erreur : c’est une affirmation concernant son auteur, et cela fait tuer des personnes et fait perdre des affaires judiciaires.

Prenez soin de vous. Une exposition répétée à des contenus choquants cause un préjudice réel. Travaillez par sessions, désactivez la lecture automatique, coupez le son par défaut et arrêtez-vous.

Source. OHCHR and the Human Rights Center at UC Berkeley, Berkeley Protocol on Digital Open Source Investigations, publié par OHCHR à https://www.ohchr.org/ ; Eurojust and the Genocide Network, Documenting international crimes and human rights violations, https://www.eurojust.europa.eu/publication/documenting-international-crimes-and-human-rights-violations

Ce que ceci n’est pas. L’association n’est pas une autorité chargée des enquêtes. Ceci décrit la manière dont les protocoles publiés indiquent que ce type de matériel est traité, afin qu’un membre qui découvre quelque chose ne le détruise pas.

Ce contenu est à visée pédagogique, et non une certification. Il ne remplace pas une formation professionnelle ou médicale agréée. Il décrit le fonctionnement de l’association ; il ne constitue pas un avis juridique et ne confère aucun pouvoir.

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